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UTOPIA FOR AIRPORT 

 

Workshop, aéroport de Munich, mai 2009

Pour le workshop « 19 petites utopies pour un aéroport » Nogo Voyages propose d'ajouter une couche imaginaire au réel. Concevoir des projets pour être chuchotés à l'oreille du visiteur sur le lieu même où ils sont conçus. Construire un lieu fictif composé d’un territoire et de ses projets utopiques.

Dans le cadre de la recherche Aéroports_Airspaces,
ENSA Toulouse, LI2A-BRAUP
Daniel Estevez, Andrea Urlberger, Ingrid Krau, Gérard Tiné, Nathalie Roseau, Uli Seher.

Avec M.Sekkate / J.Siegel / V.Pandanoux / M.Maurel / E.Vassileva J.Stuerzer / F.Guitton / J.Iribarren / P.Maak / R.Jalade / L.Mayer-Klenk / M.Ilari / B.Beierlein / C.Mourgues / P.Lasbistes / S.Brandl A.Chevalier / M.Vaissière / F.Winkler / F.Dupuy

 

Carte des 19 petites utopies pour un aéroport conçues pour être écoutées dans l'espace de l'aéroport de Munich.

Edito 18: Ambient for Airports (Extraits)

Par Daniel Estevez, Andrea Urlberger, Maîtres-assistants à l’ENSA de Toulouse, chercheurs au LRA (Laboratoire de recherche en architecture

« Lors d’un workshop à l’aéroport de Munich [2] en mai 2009, des étudiants en architecture, en géographie et en planification paysagère investissent, sous la direction de deux artistes, Gwenola Wagon et Stéphane Degoutin de Nogovoyages, l’aéroport de Munich. Travaillant avec le média son, ils conçoivent des récits d’équipements utopiques destinés à des sites spécifiques dans l’aéroport. Enregistrés et stockés sur des iPod, lecteurs mp3 ou téléphones portables, les bandes sons peuvent être écoutées in situ et en se déplaçant. Un plan de l’aérogare permet de repérer les numéros des bandes de son et de les déclencher à l’endroit pour lequel ils ont été conçus.



 





« Im Mai 2009, während eines Workshops [1] in München, investierten Architektur-, Geographie- und Landschaftsplannerstudenten unter der Leitung von zwei Künstlern, Gwenola Wagon und Stéphane Degoutin von Nogovoyages den Flughafen von München. Die Studenten arbeiteten mit dem Medium Ton, schrieben Projekte über utopischen Einrichtungen bestimmt für präzise Orte im Flughafenbereich. Diese Erzählungen wurden aufgenommen und auf i-pods, MP3 Players oder Mobiltelefone gespeichert und können vor Ort, während des Durchlaufens des Flughafens abgehört werden. Auf einem Plan des Flughafens wurden die örtlichen Verankerungen der Soundtracks eingezeichnet, nummeriert und können an den Punkten vernommen werden, für die das Projekt geschrieben wurde.


Ambient I comme 19 petites utopies pour un aéroport (workshop Munich) immergent le public dans une ambiance sonore. S’articulant voire s’hybridant avec leur environnement, les bandes sonores qui ne sont pas matérialisées par un dispositif physique quelconque (images, instruments, installations) peuvent disparaître à tout moment. Mais à la différence de Ambient I, 19 petites utopies pour un aéroport ne sont pas audibles dans la totalité de l’espace physique, ils narrent à chaque visiteur individuellement des espaces possibles, augmentant ainsi la réalité perçue. Ne relevant pas d’une « ambiance » générique de l’espace aéroportuaire, ils font au contraire émerger des concentrations ponctuelles, leur écoute doit en conséquence se produire de préférence sur place, dans l’aéroport. Le média son et son contenu, la narration utopique, sont ainsi localisés et non diffusés.

Ce projet met en œuvre une procédure de représentation très marquée par la notion d’ambiance, car elle en utilise ses moyens: perception sensorielle, usages, données qualitatives… Si le terme ambiance signifie une articulation des dimensions physiques du bâti, les perceptions, la sensibilité, les usages et les représentations, quelles ambiances propose un aéroport et comment la musique d’ambiance produite par Brian Eno et les expérimentations artistiques lors du workshop à Munich les représentent-t-elles? L’ambiance comme media. Bien que l’aéroport puisse paraître en premier lieu comme un espace plein, saturé où des activités multiples se juxtaposent, les travaux du workshop semblent suivre une autre piste, se basant plutôt sur des absences. Manque de relations humaines, de contacts, de confort, de sensations, d’urbanité, d’espaces naturel, de possibilités de s’arrêter, de se retirer, de s’isoler, … »


  Ambient I wie auch 19 petites utopies pour un aéroport [2] (Workshop München) tauchen das Publikum in eine Klangatmosphäre, die sich mit ihrem nahen Umfeld mischt. Diese Tonwelt ruht jedoch nicht auf einen materiellen Dispositiv (Bilder, Instrumente, Installationen) und kann somit jederzeit wieder verschwinden. Zum Unterschied zu Ambient I, 19 petites utopies pour un aéroport können nicht im ganzen Bereich des Flughafen gehört werden, sie erzählen, individuel, jedem Besucher mögliche Räume und erweitern somit die zu erfassende Realität. Diese Arbeit unterstreicht keine allgemeine Ambiente der Flughafensphäre sondern bringt, ganz im Gegenteil, momentate Verdichtungen an den Tag. Das Abhören dieser Bänder ist somit vor allem vor Ort geeignet. Das Medium Ton und die utopischen Erzählungen sind örtliche verankert und nicht auf grössere Teile des Flughafens zerstreut

Dieses Projekt stützt sich auf Darstllungsprozesse, die sehr von der Ambiente geprägt sind. Es benutzt seine Mittel : Senseible Wahrnehmung, Anwendung, qualitative Elemente …

Ambiente ensteht durch die Verflechtung zwischen den physischen Dimensionen eines Gebäudes, seine Wahrnehmung, die Sensitivität, seine Benutzungs-und Darstellungsweisen. Welche Ambiente produziert der Flughafen und wie wird sie durch die Musik von Brian Eno und den künstlerieschen Experimenten während des Münchner Workshops dargestellt ?

Ambiente als Medium.

Obwohl der erste Eindruck eines Flughafens ihn als einen vollkommen saturierten Ort erscheinen lässt, in dem sich die verschiedensten Ereignisse überschneiden, orientieren sich die Arbeiten des Workshops in eine andere Richtung. Sie stützen sich hauptsächlich auf den Eindruck des Fehlens von menschlichen Beziehungen, von Kontakten, von Komfort, von Gefühlen, von städtischen Qualitäten, von natürlichen Bereichen, die Möglichkeit sich zurueck zu ziehen. »