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DISCOTHÈQUE SAUVAGE
UNTAMED DISCO
Stéphane Degoutin et Gwenola Wagon, 2011.
With Clarisse Anicet, Gael Darras, Guillaume Delamarche, Olivia Earle, Jérémy Lakhlef, Matthieu Ma and Vincent Meyer.
 

Exposition du 17 au 29 juin 2011.
La Commanderie, Lacommande.
Info
- Plan de l'exposition

>> "UNTAMED", sound installation
>> "MUTE", silent movie, 30 mn
>> "EMPTY", silent movie, 40 mn
>> "UNTAMED NIGHTCLUB", videoblog

 

Exhibition from june 17th to the 29th.
La Commanderie, Lacommande, France.
Info
- Exhibition plan

 

Le principe d’une discothèque est de mettre en phase les corps, en les plongeant tous dans la même musique, dans le même espace, dans le même temps. La discothèque mécanise les corps dansants. Elle enferme le rituel festif dans une boîte, elle enferme la nuit dans une «boîte de nuit». La discothèque est à la fête ce que la prison est au monde du délit, ce que l’art est aux mausolées, musées ou autres tombeaux pour œuvres achevées.
 

 

A nightblub aims to put people's bodies in phase by immersing them in the same music, in the same space, in the same time. It encloses the festive ritual in a box. We will try to reinvent the nightclub, to free it from the time and space in which it has locked itself. To create a party during which different personalities can combine, a way to harmonize the individual and the collective. A disco adapted to an agregation of individuals rather than the obligation of the collective
 

Mais la discothèque s’échappe progressivement des lieux dédiés et n’est plus aujourd’hui clairement définie par un milieu hermétique clos. En atteste la propagation de musiques et de vidéos sur des sites tels que YouTube. Cette discothèque mondiale improvisée déborde de partout, pour envahir supermarchés, aires d’autoroute, chemins de campagne, lieux désaffectés, places publiques, centres d’art… tous lieux qui n’ont pas pour vocation d’être dédiés à la fête.

Nous cherchons à réinventer la discothèque, à la libérer de la boîte dans laquelle elle s’est enfermée. Créer une fête dans laquelle différentes individualités se combinent, une manière d’harmoniser l'individuel et le collectif. Une discothèque adaptée à une société reposant sur l’agrégation d'individus plutôt que sur l’obligation du collectif.

 


Pendant la durée de l'exposition, la salle d'exposition de la Commanderie est transformée en discothèque sauvage. Dans la salle principale, une série de haut-parleurs diffusent chacun un son différents, lacunaires, jamais complets. Le public déplace lui-même les fragments musicaux. Une fois ré-assemblés, à la manière d’un puzzle sonore, ils forment la musique de la discothèque sauvage.

Une deuxième salle, à l’étage, est saturée de traces de danses sauvages du monde entier mises en réseau: rituels festifs entre amis, free parties, fêtes traditionnelles, danses improvisées dans une chambre d’adolescent, vidéo clips… Différentes musiques et danses se recoupent, se donnent la réplique, formant un chorus généralisé.