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ATTRACTIONS PÉRIPHÉRIQUES
Stéphane Degoutin, Gwenola Wagon, 2008-2009
 

 

En résidence au CPIF en 2010.
 
Les « Attractions Périphériques », sont des projets conçus
d’après des repérages effectués dans la métropole parisienne,
et dont le but est de repenser la ville selon le principe de plaisir.

Nogo Voyages recherche ce que pourrait être une architecture
exploitant d’autres dimensions, suscitant de nombreuses
sensations et expériences de la part de l’utilisateur.

Les interventions se rejoignent autour de la même finalité: rendre les lieux attractifs, susciter le désir, créer des possibilités d’intérêt urbain là où d’habitude elles sont absentes. Créer des lieux d’expérimentation: par les usages qu’ils permettent, parce qu’ils introduisent du fantastique dans le quotidien.

«Utopies réalisables» (pour reprendre l’expression de Yona
Friedman), ces projets se libèrent de la logique de la ville
habituelle, des contraintes normatives sécuritaires, des
réglementations conformistes, du monofonctionnalisme, de la
banalisation passéiste.

Ces recherches sont de simples esquisses, qui ne
prétendent pas à des projets définitifs.
Elles initient des pistes de réflexion, mêlant des projets plus ou moins réalistes quant à leur construction, à la frontière de plusieurs champs, littérature, architecture, urbanisme, arts plastiques.
 

   
Petit train tunning se dirigeant vers Villiers-le-Bel.
 
Petit train tuning
 
Concert de musique électronique et expérimentale lors d’un voyage en petit train électrique. Les wagons du petit train tunning sont couvert de capteurs et d’enceintes. Pendant le trajet, le mixage varie en fonction du déplacement et du positionnement des spectateur. Nous nous déplaçons ainsi dans un paysage sonore tout en découvrant le paysage entre Gennevilliers et l’Île Saint-Denis.
 
L’ambiance sonore pourra être produite par le collectif Broekboet.
 
   

Téléphérique entre Stains et Saint-Denis.
 
Téléphérique
 
Le transport en téléphérique propose un autre regard sur le territoire, en changeant l’angle de vision. Ce mode de déplacement est plus écologique que les moyens de transport classiques, et permet de combiner utilité, écologie et plaisir urbain. Les téléphériques sont implantés pour relier des lieux difficiles d’accès, par exemple entre la station Carrefour Pleyel et Stade de France, ou entre Argenteuil et le port de Gennevilliers...
 
   

Grotte de rond-point entre Bussy-Saint-Georges et Collégien.
 
Grotte de rond-point
 
Grotte de rond-point propose un hébergement ponctuel en libre accès dans des zones vides. A titre performatif une grotte sera réalisée comme prototype dans l’un des nombreux ronds-points de Marne-la-Vallée, entre Collégien et Bussy-Saint-Georges. Une variante de ce projet est la grotte de jardin, dans sa version manufacturée, conçue pour être moulée et produite en série.
 
Musée du rond-point
 
Nogo Voyages propose de rendre accessibles des ronds-points choisis, en y créant des activités ou des attractions. Celles-ci seront toujours inutiles, pour rester dans l’esprit du lieu, mais elles ne seront pas seulement destinées au regard. Des espaces à explorer, à expérimenter : hôtel au sein d’une grotte entourée d’eau, montagnes russes, belvédère au sommet d’un péristyle pour admirer la vue, ou fonctions absurdes (un grand trou, une tour sans usage...). Nogo Voyages envisage également la création du Musée du Rond-Point, en partenariat avec l’architecte Eric Alonzo, auteur de Du rond-point au giratoire. Le musée serait bien entendu situé sur un rond-point.
 
   
 
Hôtels ou habitations provisoires
 
L’hôtel est un monde en soi. Par son caractère temporaire, il autorise l’expérimentation d’univers autres, fantastiques ou déviants, possédant une très forte cohérence interne. L’hôtel est un moyen de s’immerger dans d’autres réalités, un outil de l’imaginaire. Il permet d’habiter un lieu, une sculpture, une situation, afin de faire mieux prendre conscience de l’espace et permettre de l’appréhender différemment.
 
L’industrie hôtelière a évolué en deux branches : la première vise la différenciation maximale et s’évertue à créer des habitats fantastiques. La seconde, au contraire, vise la standardisation absolue et la suppression de tout élément perturbateur d’habitudes (Ibis, Première Classe Hôtel, Formule 1, Campanile…).
 
En banlieue parisienne, la première catégorie a presque totalement disparu. Les occasions de logement sont devenues rare et communes quant à leur formes et à leurs implantations. Le remplacement progressif des petits hôtels de quartier par des chaînes force le visiteur au tourisme de zone industrielle, l’«architecture sans architecte» d’aujourd’hui.
 
Les projets d’hôtel sont intégrés dans les projets des Attractions Périphériques : l’habitat temporaire s’accorde parfaitement à l’attraction temporaire. Ils se déclinent en catégories : souterrain, microscopique, isolé, invisible, perché, accroché, parasite, extensible… Ils visent des croisements entre sculpture, architecture, design habitable et lieux bricolés soi même. Ils feront l’objet d’ateliers où nous ferons intervenir des sculpteurs ou designers, afin de pouvoir répondre aux contraintes de manière à la fois utopique et réaliste.
 
   
 
Echangeurs enchantés
 
Les échangeurs autoroutiers sont des espaces complexes, réseaux entrelacés générant de nombreux vides, architecture en trois dimensions évoquant des nœuds géants ou des rubans de Möbius. Dans ces espaces en négatif entre les routes, souvent inaccessibles, prennent place : montagnes russes, hôtels temporaires, téléphériques au dessus des voies… Le projet des Echangeurs Enchantés multiplie les boucles aux échangeurs, qui se transforment alors en montagnes russes pour automobilistes.
 
   
 
Roller Coaster City
 
A Roller Coaster City, les montagnes russes traversent l’intérieur des pavillons. Les visiteurs passent à grande vitesse au milieu des salons. Roller Coaster City est une ville linéaire et aérienne qui emprunte aux techniques de circulation des montagnes russes. Sa colonne vertébrale est un triple chemin tridimensionnel: chemin piéton, montagnes russes, monorail à vitesse relativement lente (avec arrêt à différentes stations).
 
Une rangée continue de pavillons, surmontant une rangée de boutiques, fait face à un alignement de petits commerces, de part et d’autre d’une allée. Un petit train sur monorail accompagne les suites de pavillons, de chambres d’hôtel et de boutiques.
 
L’ensemble forme une ville-ride, un ruban continu habitations-commerces-transport qui peut se déployer dans toutes les dimensions de l’espace.
 
En revenant à l’infini sur elles-mêmes, les courbes du roller coaster génèrent la forme de la ville-mouvement. Le ruban se promène en l’air. Alignement d’attractions superposé à la ville existante, qu’il complète (ce dispositif fonctionnerait avec autant d’efficacité à Séoul qu’à Blackpool ou Paris). Roller Coaster City est un mélange de ville linéaire (Arturo Soria y Mata), de ville spatiale (Yona Friedman), de New Babylon (Constant Nieuwenhuis) et d’urbanisme hédoniste (Rem Koolhaas).
 
   
Projet de bélvédère pour un point de vue.
 
Points de vue
 
Attractions Périphériques propose des projets de points de vues, belvédères, péristyles, tours, phares, balcons, en relation avec le Musée du Point de vue fondé par Jean-Daniel Berclaz.
 
Le premier point de vue que nous avons sélectionné est au point culminant entre Sannois et Franconville, le carrefour de la tour du Mail, à l’angle de la route du Fort et de la rue de l’Ermitage, à Sannois. Il suffirait ici de monter de quelques mètres au centre du rond-point pour avoir une vue splendide. Du belvédère, le public pourra admirer l’une des plus belles vues vers le nord (Franconville et la forêt de Montmorency) ainsi qu’une vue magnifique vers le sud (Argenteuil et Paris). Un rond-point banal devient alors attraction.